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Auto-promo, bin ouiiiiiiii faut bien sinon qui?...

Auto-promo, bin ouiiiiiiii faut bien sinon qui?...

Je reviens hanter les lieux, pour un petit tour voire plus, sait-on jamais?... Enfin voilà, le petit dernier a vu le jour début Novembre, pas très lourd et fort digeste (enfin d'après moi...) disponible à la commande un peu partout, il suffit de demander...

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Mon prochain roman

Promo quand tu nous tiens!....

Parce que je le vaux bien, que ça coûte qu'au premier pas, après ça roule tout seul...

Mon dernier opus intitulé "L'héritage" édité par "Edilivre",bientôt en vente sur sites en ligne et dans les librairies à la commande...

Quoi ? encore une sombre histoire de gros sous? de filiation bizarre? Voire de relation inavouable? ou pis encore?!!!

Que Nenni réponds-je!...

Toujours dur de conter sans dévoiler, de donner envie sans trop en dire...

Je ne peux vous donner le lieu (puisqu'il fait partie intégrante de l'histoire), les personnages alors? me direz vous... Ahhhh pitits coquinous va!...

Okay ça je peux!...

Le personnage central s'appelle Vavila Dimitriev, russe à l'origine, Ukrainien pour finir (j'en dirais pas plus sur ces origines, là encore, y a intrigue...)

D'autres viendront graviter autour de l'astre sans en pâlir le reflet comme des satellites orbitaires attirés et réfractés...

Il est jeune ce héros qui n'en est pas un ,comme la plupart des autres personnages, propulsés sans leurs accords dans un monde dont ils ignorent tout, ils vont devoir montrer les dents, s'armer et se forger, tout juste sortis de l'adolescence pour certains, pas préparés à ce qui les attends.

Les voilà au milieu d'une expérience où leur personnalité sera mise à l'épreuve, où le plus débrouillard jouera des coudes, où le plus dur devra démontrer sa force...

Tout ça sous la domination d'un seul homme, soldat de métier aguerri et revanchard, le général Vassiliev, homme de guerre aux galons chèrement acquis...

Un jeu de massacre s'installe alors, qui sera le plus fort, qui aura le dernier mot?...

Chacun des antagonistes aura ses propres questions, ses propres révélations, chacun est venu chercher sa part , l'héritage d'une terre, l'héritage d'une famille...

Chacun trouvera ses réponses personnelles, et bien plus encore...

Que dire de plus?...

Si j'ai piqué votre curiosité, si l'envie vous prend, vous savez ce qu'il vous reste à faire....

Le roman de l'été?... si seulement.... je me prends à rêver qu'il vous plaise et que vous en parliez autour de vous...

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Pour mon petit lecteur du Var fan de Lovecraft.

Ils avancent et pénètrent avec un clapotis vaseux dans l'eau glacée du fleuve, l'onde sombre calme comme endormie semblant attendre le moment propice pour les engloutir, pour soulever ses amples ailes liquides et fondre sur eux comme elle l'a déjà fait de nombreuses fois, comme elle le fera encore, comme elle le fera toujours... Elle n'a rien réclamé, n'a rien demandé, eux seuls se sont concertés, eux seuls ont décidé de ce sacrifice, la dompter, la contraindre, l'apaiser ne leur est même pas venu à l'esprit! La peur les gouverne, la terreur les emprisonne, les force à donner ce qu'ils ont de plus cher pour qu'elle ne dévore plus, qu'elle ne montre plus sa face de cauchemar, qu'elle ne broie plus, qu'elle ne déchiquète plus les pêcheurs comme s'ils n'étaient que du gibier à profusion, la bête sans nom mange l'homme qui mange le poisson, bientôt nous pourrirons tous au fond du fleuve! Leur peur empêche le jugement, il en a été décidé ainsi. Chaque lune pleine voit cet étrange cortège inlassable, ils portent à bout de bras au-dessus de leurs têtes vides où juste le désespoir gouverne ces jeunes filles vierges et immaculées empreintes et habitées du seul espoir que tout prenne fin avec leur sacrifice, elles se croient les messagères, elles se croient les dernières et à chaque pleine lune une nouvelle prend sa place ignorante qu'une autre viendra... Décimation, désolation... Ils me l'enlèvent, l'emmènent sur ce radeau glissant, l'attachent au pilori, le vent soulève sa chevelure couleur de miel, sa longue chemise blanche poussée par le vent devient impudique en couvrant son corps nubile aux formes rares et pures, elle est belle à en mourir, elle est belle et va mourir et je ne pourrais rien faire pour la sauver, ils m'ont attaché tel Ulysse à son mat contre le tronc rugueux d'un chêne, impuissant, je les invective, j'hurle à en étouffer, je tends tout mon être vers elle, vers eux, mon impuissance n'a d'égale que leur indifférence, ils exécutent ce que le chef leur a dit, ils ploient sous les croyances ignobles d'un seul homme, ils tuent les yeux embués des larmes des veuves, des orphelins et de leurs propres destins. Ils tuent, ils sacrifient, ils punissent le clan de leur bêtise. Infamie et putréfaction... Je les maudis, je les abomine. Laureleî au front blanc auréolée de la seule gloire de mourir pour le bien de tous, Laureleï mon aimée va mourir ce soir!.... Laureleï aveuglée par cet espoir fou qu'elle n'a plus pour elle, mais pour moi, pour nous tous, Laureleï sourit les yeux clos sous un bandeau immaculé flottant au vent...

Je crie son nom à la pénombre, à la multitude, aux astres défilant sur nous, aux arbres, à la forêt, aux animaux, aux flots impavides qui bientôt se soulèveront dès lors qu'ils commenceront à battre tambour pour l'avertir que l'heure du festin est arrivé...

La bête alors surgira des profondeurs du fleuve, oui elle surgira comme toujours! Elle montrera sa face grimaçante, ses lèvres retroussées sur une horrible rangée de dents acérées comme des aiguilles, elle nous montrera l'horreur, elle nous fera courir en tout sens affolés éperdus criant s'écrasant mutuellement, la panique prendra corps comme une marée humaine, les bourreaux se pareront de leurs bras, voileront leurs faces, tiendront-ils devant la majesté répugnante monstrueuse de cette chose sortie d'on ne sait où pour y retourner dès qu'elle aura dévoré ma Laureleï? Elle criera comme les précédentes, de surprise, d'effroi et de souffrance ensuite! On entendra chaque os se broyer, on entendra le bruit de succion horrible qu'elle fait à chaque fois, on fermera les yeux, on se bouchera les oreilles.... Mais moi je ne le pourrais pas! Deviendrais-je fou de douleur, de peur, de l'indescriptible vision reviendrais-je?

Mes liens me scient les poignées, mes épaules me font souffrir, mon cri devient une plainte, un murmure alors que les tambours entonnent leur appel...

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Oui lecteurs avides, oui lecteurs impatients, oui foule en délire!

Oui je te réponds public aimant (non pas du tout! je n'ai absolument pas pris la grosse tête! que nenni! jamais de la vie!) Oui, je suis à ton écoute, dressant l'oreille et la main par la même dans un salut impérial, et je te les tends, la main et l'oreille. Toute ouïe, toutes mains ouvertes je te livre, oui à toi! Lecteur affamé, et par le fait pas trop regardant, le résumé de mon premier et je l'espère pas le dernier, opus.

 

4eme de couv' :

William est de ces hommes qui traversent la vie sans trop se poser de question, mais un jour tout change, de désinvoltures en mésaventures, il dev

ra remettre beaucoup de choses en question.

De ses erreurs passées, de ses défections, de ses lâchetés, de ses secrets, de ses blessures enfouies surgira ce qu'il n'attendait pas...

Son jumeau maléfique, son double négatif, sa copie conforme aliénée et aliénante le poursuit, le hante, l'obsède...

Jusqu'où peut-il aller? Jusqu'à quelles extrémités est-il prêt à se corrompre? William à son corps défendant se retrouve entrainé dans une aventure hors du commun, hors des sens, hors de lui...

 

Voilà lecteur aimé et choyé, petit veinard va!*

 

*Pour ceux que la fée "humour" n'aurait pas gâtés, je plaisante.

On peut commenter directement ou sinon j'ai un site (vachement moins drôle!).

http://malvina-vouillerot.e-monsite.com/

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Défi n°62 de chez Lilou avec du retard, je m'en excuse!...

 

Lequel de nous est le plus à plaindre? Lequel de nous deux de sa teinte orangé a le plus eu à en pâtir? Lequel de nous aura disparu avant l'autre?

4316656975_ca7c8ea441.jpgNous sommes mon pauvre ami de cette race qui ploie sous le joug du rouge sang, nous sommes de ses tristes héros involontaires, des victimes. Le sourire est las, le geste félin, le grognement sourd, l'on serre les dents tout deux de la même façon...

Nos belles robes s'empourprent de la même couleur, celle des plus forts, celle des vainqueurs, celle des envahisseurs...

Nos philosophies sont proches, l'ancestral astre au-dessus de nos têtes ne brille pas pour tout le monde pareil semble-t-il?...

Je ne me souviens plus de ses courses folles dans les steppes lointaines de mon Oural, te souviens-tu toi de tes prières lançées aux quatres vents?

Je n'ai plus le goût de la liberté, elle est trop chère à présent, tout comme toi je suis une espèce en voie d'extinction, d'éradiquation, de disparition et d'oubli... Qu'y a-t-il de pire que l'oubli?

Je sais que toi tu as une foi inébranlable dans tes semblables, les miens ne sont plus, ou si peu! On ne les voit plus que derrière des vitres ou des barreaux, quelle a été leur faute?...

La même que la tienne, que la mienne, juste exister...

Dans un monde qui ne nous veut plus, que l'on ne comprend plus, qui se refuse à nous connaitre autre part que derrière ses maudits grillages!

Prends garde mon ami, bientôt ce sera toi que l'on regardera à travers une vitrine comme un animal curieux, comme une espèce en voie de disparition...

Le Tibet n'est plus une terre de prière, de recueillement, de paix, le rouge se répand comme une trainée de poudre, et bientôt on n'en sentira l'odeur, mon ami et ce jour là, je retrouverais mes instincts qui ne sont pas les tiens, je me défendrais avec les armes qui sont les miennes, tu prieras en souriant, tu attendras une fin que tu sais se répète sans fin, peut-être alors deviendras-tu un de mes semblables? Et moi deviendrais-je toi? Avoue ami humain ce serait drôle!... Enfin!...Peut-être?!!!

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Mais alors Dracula...C'est qui?

4942092790_067fc423e1.jpg 

Pour débuter correctement cet article, munissez vous d'un bon chapelet d'aulx (roses pour la couleur, mais là c'est une question de goùt!), d'un crucifix, d'un pieu en bois bien aiguisé, d'eau bénite de Lourdes (si vous avez! Ca peut pas faire de mal!)Vous êtes prêts?... On peut y aller?... Trainez pas trop, c'est généralement celui qui ferme la marche qui se fait attaquer le premier! Vous êtes avertis! Faudra pas pleurer quand vous aurez deux trous sur la carotide, de toute façon se sera trop tard pour vous!

 

Commençons tout d'abord par lever un mythe, je veux parler de Vlad Tepès dit "l'empaleur" , ohhh comme les gens ont vite fait de vous monter en épingle une petite affaire de famille, bon d'accord je veux bien reconnaitre qu'il y est allé un peu fort dans la dissuasion, mais bon à l'époque on rigolait pas sur la publicité, fallait qu'elle soit percutante pour faire le tour de l'Europe et plus si affinité...

Je relate grossièrement ce que j'en sais (et c'est pas grand chose, et pour cause j'étais pas née à l'époque des faits, et les journalistes non plus d'ailleurs!

Dans son château le seigneur des Carpathes a bien des misères, entre ses serfs qui veulent pas payer les impots locaux, les guerres intestines, sa femme qui tourne neurasthénique à forçe d'être enfermée dans ce château bâti à -pic contre une falaise d'un côté et le vide d'une ravine pas bien tenue de l'autre, son frére qui lui cherche des noises pour une pécadille, trois fois rien, soit disant qu'il l'aurait spolié de ses titres! ohlala la belle affaire! Qui se rappelle de ce pauvre bougre?...Tandis que Vlad! c'est autre chose! C'est un autre acabit, c'est du puissant, c'est de l'envergure ça madame! Quoique paraitrait qu'il n'était pas si grand que ça le Vlad! Et vilain avec ça! Petit, le poil rare mais long, le visage émacié, l'oeil cruel et le nez crochu qui va avec! Un modèle de la beauté Slave de l'époque! Oui bon soit! Il était pas joli, et alors?...Bin rien mais ceci explique peut-être cela, c'est tout! C'est mon opinion à moi propre!

Donc Vlad eut vent qu'une armée levée par son frére marchait sur son chateau pour le lui reprendre! Ouhlala pas content le Vlad! Mais alors pas du tout!

Tandis que l'armée marchait, il eut le temps de préparer son petit effet! Il fit empaler tous ceux qui lui avaient manqué de respect et plus, que les gens sont insouciants tout de même! Au bas mot plus de mille personnes furent empalées (je pense que vous savez tous ce en quoi consiste un bon empalement? Epargnez moi les détails s'il vous plait! Y a des gens à table! Merci pour eux!).

Ils furent donc empalés au pied des remparts de son chateau et pour couronner le tout, Vlad farçeur, Vlad joueur, Vlad bon enfant se fit installer une grande table de banquet et se mit à déguster des abats, et viandes de toutes sortes sous les yeux horrifiés de ses ennemis qui tout d'abord perdirent l'appétit, l'appétence et ensuite le goùt de se battre! Haha qui c'est le plus fort?... Toujours est-il que depuis il se traîne une réputation le gars!!! Comme quoi il aurait été un vampire! Comme quoi il aimait bien se boulotter du boudin au sang humain et autres balivernes et billevesées...

Pour la petite histoire, comme sa femme était un peu mariée à l'insu de son plein grè et qu'elle s'aperçut un peu tard qu'il était pas très bien équilibré comme mari, elle préfèra sauter dans le vide que de finir dans son lit.

Voilà c'est fait et d'un mythe de passé!

 

Restez bien groupés, je voudrais pas en perdre deux ou trois en route! La visite continue.

 

Autre mythe : Nosferatu... L'homme par qui le scandale arrive! Celui là même qui inspira un film épique et génial à "je ne sais plus son nom ça va me revenir!" mais dont l'acteur faisant le rôle titre devint un brin cinglé quand même, à la presque fin du tournage il ne se démaquillait plus, gardant le costume et l'allure surtout et se faisait plaisir en mordant l'actrice pour de vrai et quelques assistants au passage! bizarre bizarre!!! hinhinhin...

Donc revenons à Nosferatu...Le vrai enfin je me comprends...

Nulle part il est mentionné que Nosferatu fut enfant, j'ai rien lu la dessus en tout cas! J'imagine bien le bambin avec sa jolie face de cauchemar et la douleur de la nourrice au moment de la tétée!!!

On va partir du fait que Nosferatu a toujours été vieux ou Progérien, affublé d'une scoliose prononçée,d'une déformation maxilliaire absolument irréparable même par le meilleur orthodontiste de la planète, d'une déficience du pigment cutanée, d'une alopécie plus que galopante et d'un souci de manucure l'handicapant sérieusement puisqu'il fut toujours accompagné d'un larbin pas beaucoup plus gâté que lui par la nature. Je comprends assez bien que sa famille ne l'ai jamais reconnu ou voulu reconnaitre, c'est différent! Ceci expliquant cela!

Pas gâté par les fées s'étant un peu trop penchées sur son berçeau jusqu'à tomber, je vois que ça comme explication! Difforme et doté d'un caractère de chien en plus, le voilà obligé de s'expatrier de sa Roumanie natale pour cause de pénurie alimentaire due à une peste noire pas gentille et franchement revancharde envers ce peuple déjà fort éprouvé (voir plus haut!).

Le pauvre Nosferatu émigrant en classe ECO (c'est à dire En Cercueil Ouvert)sur un rafiot dont l'équipage ignorant tout de l'identité du passager eut la mauvaise idée d'avoir du sang dans les veines. Ils partirent 100 mais sans aucun renfort Zéro n'arrivèrent au port de Southampton... Le bateau fut vidé de ses ouvriers de la mer, juste un cercueil rempli de terre Roumaine fermé pour l'occasion se trouvait à bord! hinhinhin...Ca fait peur hein?...

 

Allez courage on arrive au meilleur, au prince des ténèbres, au Comte Dracula pour les intimes et je peux dire sans me tromper qu'ils sont guère nombreux!

Déjà son titre je sais pas d'où il lui vient? Certainement une branche pourrie de Vlad quoique je vois pas trop comment vu que sa femme a préféré apprendre à voler que de lui donner une descendance, assez paradoxal quand on y pense, elle a bien descendu tout de même! ohhhh allez vous y avez pensé vous aussi! C'est de l'humour! Noir ok! Mais on est en plein dans le gothique, donc...

 

Dracula Comte de avait un chateau lui aussi, un bien beau chatel en plein milieu de la forêt dans les Carpathes (encore? Mais c'est pas possible ils n'ont jamais bougés ceux là!) et au soir d'une vie bien remplie lui prit l'envie de faire son autobiographie à lui tout seul, mais voilà comme son lointain cousin Nosfer il est affublé d'un problème d'ongle assez casse-pied surtout quand il veut se gratter, ouille ça fait mal! Donc pour se faire et parce qu'il est un peu fainéant faut bien se l'avouer, il préfère dicter! Il appelle à son secours un gâte-sauce, un obscur scribouilleur à la petite semaine, un pigiste de seconde zone, anglais de surcroît!

Le jeune homme frais émoulu de la gazette locale voit par là une chance de promotion et quantitativement sa paie augmenter et pouvoir de ce fait épouser sa promise avec moults fastes et tape-à-l'oeil de la  noblesse Londonienne! Oui oui, il croit ça le pauvre naîf!!!

En fait le Comte qui est une fine mouche doté de préscience et autres artifice magiques sait que le jeune homme n'a pas encore jeté sa gourme, et que la future mariée est aussi vierge que la forêt du même nom (quoique là aussi on se gourre!),et oui , je pense que dans les Carpathes ça doit pas courir les rues les vierges?...

Toujours est-il que le jeune homme arrive plein d'entrain et par le train puis ensuite prend le cab du Comte et là les embrouilles commencent!

Le cocher est pas aimable, les chevaux sont noirs et sans fard, le cab ressemble furieusement à un corbillard mais soit... Il ne s'aperçoit de rien! La nuit tombe brutalement et les chevaux sans fard ne voient goutte, ils hennissent, se cabrent et partent comme des chevaux vapeurs dans une brûme pas très catholique si vous voulez mon avis! Ils traversent marais brumeux, forêt dense, chemin empierré qui ne sent pas la noisette, oh que non!

Arrivé au castel, il est reçu par le seigneur du chateau super content de le voir, il l'accueille à bras ouverts, le sourire et la bave aux lèvres... Bon passons, il le mord, boit son sang et décide de lui piquer sa meuf, le jeune homme pas mort je vous rassures sera donné en pâture à des goules trainant par là, si jusqu'à présent il était naîf et un peu benêt, elles vont le déniaiser les coquines!!! houlàlà le pauvre!... le comte du coup décide comme ça sur un coup de tête et de dents de s'en aller voir la belle de plus près, bin oui il est comme ça le comte, il fait ce qu'il veut, comme il veut et quand il veut, et là tout de suite il veut aller à Londres le plus vite possible...

Pif paf, fouchtri fouchtra, sourire blanche et face de rat, ou plutôt chauve souris plus tard pouf il est installé à Londres et sa banlieue joyeuse (enfin je parle d'un temps que les plus de 100 ans doivent connaitre!) dans un charmant manoir fin XVIII eme avec toute la domesticité qu'il faut! Il doit être riche le Comte! Peut-être Suisse le Comte? Oui je sais elle est facile! Vous n'aviez qu'à la faire!

Très vite il devient l'homme à connaitre, l'homme à recevoir à sa table, celui à qui tous sourient, surtout les femmes, elles se pâment, ont des vapeurs dès qu'il est dans les parrages... Faut dire qu'entre temps, il s'est fait relifter, repulper la façade, tout beau, tout neuf et ténébreux à souhait, le dandy aux dents longues et ceci n'est pas une image allégorique, fait les beaux soirs de tout Londres, on se l'arrache et lui en profite pour soustraire quelques décilitres d'hémoglobine aux pucelles du coin...

Bon je vais pas refaire tout le roman tout de même! Vous l'aurez compris par vous même, il va trouver la fiançée du journaliste, se la pécho et la zombifier par la même occasion! Damned! Zut! Sapristi saucisse! Grossière erreur que ceci!

Un chasseur de vampire est à ses trousses et va se servir de cette pauvre victime pour le trucider à coup de pieu dans le coeur! Et voilà... comme quoi faut jamais convoiter la femme de son voisin, ça porte la poisse!!!

 

Pour finir cet exposé long et fastidieux, surtout pour vous, parce que moi ça va plutôt bien! Dire qu'il existe bien des vampires!

Les femelles moustique

une espèce de chauve-souris (qu'on ne trouve pas dans nos contrées je vous rassures!)

Les controleurs des impots (espèce en voie de disparition, je vous rassures aussi!)

 

Voilà... Si avec tout ça vous dormez toujours la fenêtre ouverte, c'est que vous avez pris ce texte pour ce qu'il est et j'en suis fort aise!

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Il était temps que je vous le présente...

 

L'image est pas terrible, désolée...

Donc voilà la cause, le pourquoi de mes quelques absences auprès d'Ob...

Mon premier roman abouti, cousu main, et si le coeur vous en dit41RZFc95pIL. SS500 je le dédicace le 24 Septembre à la librairie du Muratore à Evian les bains.

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Nez à nez avec le passé...ça y est on y est!!! Suite et fin pour Lenaïg

-"Il bouge plus!... Je crois que je l'ai tué.... Fais vite je t'en prie!"

Effectivement elle aurait certainement eu un oscar, elle glissa un coup d'oeil furtif vers lui, il leva les pouces pour lui certifier qu'elle avait bien rempli son rôle, elle raccrocha.

-"Elle arrive!"

Il hocha la tête, partit quelques secondes dans une des pièces jalonnant son couloir, revint aussitôt un pistolet à la main, Nadine eut un sursaut, était-ce vraiment la peine qu'elle en sache davantage? Voulait-elle faire partie de ce guet-apens? Plus très sûre que sa place soit là et pas ailleurs, serait-elle assez forte pour supporter ça? Une seconde pour se poser toutes ses questions et moins encore pour que Thomas lui réponde.

-"Prête pour le second acte?"

Oh que non ! Elle n'était absolument pas prête! L'est-on un jour? Elle tremblait comme une feuille prête à tomber sous l'insistance du vent, dans quel pétrin s'était-elle engouffrée, avec quel allant elle s'y était précipitée? Jamais en reste pour les trucs tordus, les coups de Jarnac, elle avait le don !!!

 

Thomas sentit qu'elle reculait, qu'elle allait tout faire capoter, qu'il ne fallait surtout pas qu'elle craque, pas maintenant en tout cas, après tant qu'elle voudrait, mais là tout de suite il avait besoin d'elle et ferait en sorte qu'elle tienne le coup.

Il passa son arme sous sa ceinture contre ses reins, et l'étreignit, elle tremblait de peur, plus pour la rassurer il lui glissa au creux de l'oreille.

-"T'inquiètes pas, j'ai pas l'intention de m'en servir! Je veux juste qu'elle n'oublie jamais cette nuit! Tu comprends?"

Il lui prit le visage entre ses mains, cherchait son regard, il fallait qu'elle le croit, il fallait qu'elle soit avec lui.

Des larmes se formaient sous ses paupières, son sourire avait fui comme son amitié pour Sophie mais elle n'en était pas encore à la détester assez, non vraiment elle n'avait pas l'esprit vengeur, la rancune aussi tenace que lui.

-"Tu ouvres la porte, tu la fais rentrer,  le reste j'en fais mon affaire! Ok?"

Ses larmes redoublaient, il les essuya avec ses pouces, sans le vouloir juste l'impulsion du moment il posa ses lèvres contre les siennes, elle se laissa envahir, submergée de toute part elle n'était plus à même de contrôler quoi que ce soit et encore moins ce besoin là! Le sentir si près, son odeur, ses mains fébriles, ses lèvres contre les siennes, perdre le peu de sens commun qu'il lui restait devenait une nécessité, qu'elle se trouve une excuse pour le mal qu'elle allait faire.

 

Ils devaient se faire violence pour se détacher, l'un comme l'autre avaient cette envie, cet élan que l'adrénaline exhaustait, pimentait dangeureusement.

-"On va...On va se calmer! ... Faut qu'on reste concentré!..."

Murmura-t-il.Le trouble était palpable, il recula pour mieux l'observer, puis revint à la charge, il avait enfin ce qu'il avait toujours voulu, Nadine était là entre ses bras, elle goûtait à ses baisers, les appréciait, en redemandait, elle lui appartenait enfin... Le moment n'était pas le mieux choisi certes, mais il y revenait avec plaisir. 

-"Faudrait déboutonner ton chemisier que tu aies l'air d'avoir lutté!"

Elle ne se fit pas prier, elle tira sur l'étoffe qui se déchira laissant apparaitre son soutien-gorge pigeonnant, elle ébouriffa sa chevelure, tira sur une des manches qui céda volontier, l'illusion ferait son petit effet !

Il n'eut pas le temps de la complimenter, la sonnette de l'entrée retentissait agressivement, branle-bas de combat, Nadine ne se posait plus la moindre question, plus le temps...

Il se glissa derrière la porte, sans même regarder au juda, Nadine ouvrit en grand la porte et tomba dans les bras de Sophie.

-"Rentre vite!!! Je l'ai tué! Il bouge plus!"

Elle hurlait et interprétait magnifiquement l'hystérie, Sophie n'eut pas le temps de penser, d'y regarder de trop près que déjà Nadine l'entrainait à l'intérieur.

 

La porte se refermait bruyamment, Sophie sursauta puis se tournant elle le vit adossé au mur. Elle eut un geste vers la poignée de la porte, Nadine la poussa violemment contre le mur, le bruit mat de sa masse contre le ciment, étourdie Sophie n'avait aucun mouvement, aucune volonté.

Thomas en profita pour la ceinturer , au moment de l'entrainer vers le salon elle commença à réaliser dans quel piège elle avait fonçé tête baissée.

-"Espèce de salope, tu m'as vendue! Tu vas pas l'emporter au paradis! Je vais te massacrer!"

La vipère crachait son venin, un temps très court où Nadine choquée par ce qu'elle venait de faire et aussi d'entendre puis très vite ressaisie, profita que Thomas la tenait encore pour lui asséner une bonne paire de giffles cinglantes, elle se fit mal en les donnant mais quel pied bon sang!!!

-"Toi! J'ai pas encore le mot pour te qualifier ma grande! Je crois qu'il n'en existe pas d'ailleurs! "

Fit Nadine en pointant son index sur le plexus de son adversaire.

Sophie lui cracha à la figure toujours retenue par Thomas qui semblait bien en peine d'ailleurs, prêt à lacher la furie, il fit un signe de tête à Nadine pour qu'elle se calme.

-"Qu'est-ce que tu crois? Que toute ta vie tu vas pouvoir faire ce que tu veux! Que tu auras toujours cette gueule dans dix ans? Tu crois qu'il va rester celui-là? Il fera comme les autres! Il s'enfuira en courant tellement t'es garçe!"

Sophie ivre de colère déversait son pus sur elle, la salissait de ses mots crus, vulgaires comme elle en fait!

Nadine la poussa sur le canapé, elle tomba mollement entrainant Thomas au bord du déséquilibre.

-"Va me chercher une corde, quelque chose pour l'attacher!"

Lui intima-t-il en grimaçant pas loin de la lâcher, elle prit ce qu'elle trouva à sa portée, du câble de téléphone qu'elle arracha du mur.

Les mains enfin libre, il se campa devant Sophie, Nadine fit le tour du canapé se mettant en retrait volontairement, ce réglement de compte ne la regardait en rien, elle s'était suffisament impliquée.

-"C'est dingue ça quand même!!! Il faut que tu te crois sacrèment forte pour te permettre de la traiter comme ça? T'es si forte que ça Sophie?"

Elle refusait de lui répondre, le regardant de biais comme l'on toise un chien galeux, elle relevait le menton par bravade, ne voulant surtout pas leur montrer qu'elle n'était pas en état de se défendre, de combattre encore.

-"Moi je crois pas! T'es une sale petite gamine a qui la vie n'a pas sourit et qui se venge comme elle peut en détruisant tout ce qu'elle aime, en pourrissant tout ce qu'elle touche juste pour le plaisir que ça confère d'être le maître! Hein?... C'est ça hein?... tu veux pas me répondre?... Ca tombe plutôt bien parce que j'ai pas envie de t'entendre tu vois? Pour l'heure j'ai qu'une envie ...Tu sais ce que j'ai envie de faire Sophie?"

Elle fit non de la tête, Nadine avança d'un pas redoutant qu'il fasse une bêtise. Thomas leva les yeux vers elle, d'un fronçement de sourcils elle comprit qu'il était le maître à bord, que tout ce qu'elle pourrait dire ou faire n'y changerait rien, plus rien...

 

Il pointa son pistolet juste au milieu des sourcils de Sophie, sans trembler, froidement il arma , le déclic morbide dans ce silence lourd, juste la respiration saccadée de Sophie, Nadine fermait les yeux en apnée depuis dejà quelques secondes.

-"T'as exactement trois secondes pour me dissuader de le faire, Sophie! Trois secondes.... Deux secondes... Une seconde!"

Nadine chancelait, Sophie complétement tétanisée, paralysée ne trouvant que la forçe de fermer les yeux.

Il appuya sur la détente.... Clic...Clic...

-"T'es morte Sophie! "

Nadine s'évanouit, Sophie pas très loin d'en faire autant, la sueur lui brûlant les yeux, ne comprenant pas vraiment.

-"Tu vois je peux le faire aussi! Je crois que ça t'aurait libérée non? Plus de soucis la Sophie! Plus de souvenirs non plus! Un repentir en plus! T'aurais peut-être eu ta place au paradis du coup? Bin non!!! Je vais te laisser porter ton bagage jusqu'au bout! Je vais même t'en rajouter un petit kilo! "

 

Sophie muette, complétement perdue, découvrait un nouveau Thomas, sentait que l'heure de la vengeance ne faisait que commencer.

Il fit le tour du canapé pour réveiller Nadine toujours inconsciente sur la moquette, elle reprit ses esprits sitot qu'il posa sa main sur son front, il lui souriait comme si de rien n'était, elle crut un bref instant avoir rêvé, mais non l'autre était toujours assise aussi immobile qu'une statue, seuls ses yeux les poursuivant rappelaient qu'elle était bien vivante.

Il prit une grande inspiration et lui assèna un méchant coup de crosse sur le crâne, elle s'affala lentement en faisant un doux bruit de frottement sur le cuir du canapé.

 

Quelques heures plus tard, Sophie se réveilla avec un méchant mal de tête, elle frissonna le froid de Novembre la mordait cruellement, elle voulut se réchauffer et stupeur découvrit qu'elle était nue comme au premier jour, nue et seule au milieu de nulle part, en pleine campagne, le soleil commençait sa course, la brume se levait, quelques corbeaux lui entonnaient un chant de bienvenue... Elle regardait tout autour, rien que de la jachère à perte de vue, de la terre aussi nue qu'elle, des arbres aux ombres menaçantes, un clocher au loin sonnait... Sophie hurlait sa rage au milieu de rien, au centre de tout, hurlait à s'en arracher les tripes...

 

Un rayon de soleil timide caressait la joue de Nadine, des lèvres se posèrent sur ses paupières, sur son nez, sur sa bouche qu'elle entrouvrit pour l'accueillir pleinement. Elle ouvrit les yeux, Thomas l'embrassa encore et encore... Elle lui caressa les épaules, le dos, descendit encore, il frémit sous ses caresses.

-"Crois-tu que la nuit a porté conseil?"

-"Pour moi oui!"

Lui répondit-elle en remontant les draps sur eux....

 

 

                                                                                                                Fin.

 

Ps: un grand merci posthume à Rory qui m'a bien aidé sur ce coup là! et surtout à Lenaïg sans qui cette histoire n'aurait pas vu l'ombre d'un jour.


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Oups...

Désolée pour ce jour, mais j'ai beau essayer, je n'y arrives pas! Rien à faire, je commente et ça passe pas!  Je reviendrais demain pour les poser!

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Nez à nez avec le passé...Enfin la fin...Presque! suite de Lenaïg

 

 

femme tatouée

En quelques mots, il avait réussi à la dégriser, elle déglutit bruyamment, il eut un petit sourire puis vint s'installer juste en face d'elle, poussant les verres pour pouvoir s'assoir à même la table basse.

-"Vois-tu Nadine, si j'en crois les dires de Sophie, tu es coupable..." Il attendait une réaction qui tardait à venir, il reprit."Contrairement à elle, tu ne cherche pas à te disculper, tu cherche même pas à fuir, tu ne l'accuse pas non plus! C'est tout à ton honneur! Moi à ta place j'enragerais!"

Si elle affichait une bien médiocre maîtrise d'elle-même à l'intérieur ça bouillonnait, ça fusait à la limite de l'éruption. Elle plissa légèrement les paupières, fermait ses poings, pas si loin de l'explosion envers lui, envers elle surtout de s'être méprise autant, de ses mauvais choix...

-"C'est un peu tard disons!"

Elle trouvait le courage de lui répondre sans que sa voix ne la trahisse, juste un peu plus rauque que d'habitude, juste un peu... La pilule était amère et le médecin qui l'admistrait pas très compréhensif, il la fixait essayant de rentrer dans son esprit, savoir si elle était prête à l'aider.

-"Crois-tu qu'il soit si tard que ça Nadine? Crois tu que pour moi le temps a la même valeur? Crois tu que j'ai fait tout ça pour m'arrêter là? Crois tu que les mois d'hôpital n'ont pas un coût? Crois tu vraiment que je vais laisser la coupable s'en tirer? Tu me prends pour qui Nadine?"

Sentencieux et parfaitement calme, il ne la quittait pas des yeux guettant chez elle le moment clé où il pourrait lui soumettre son idée.

Nadine ne comprenait pas vraiment où il voulait en venir, où il voulait l'emmener, vers quel cheminement de pensée il la poussait.

-"Je comprends pas ce que tu veux de moi?"

Nadine n'était pas le genre de femme à tourner autour du pot, franche et directe, elle n'aimait guère les conspirateurs, les faux-fuyants et surtout les faux-jetons comme Sophie.

-"J'ai réflêchis, tu me diras que je n'avais que ça à faire et je te répondrais que oui! Oui, j'ai tourné l'affaire dans tous les sens, j'ai enquêté, beaucoup! J'ai fais un énorme travail de recoupement, j'ai retrouvé une bonne partie des pièces du puzzle, je l'ai reconstitué et tu n'apparais pas dedans. Je sais que tu n'as rien à voir avec mon accident, je l'ai compris au diner de Sophie, je l'ai découverte pleine d'amertume, d'aigreur, monstrueuse de haine envers toi et tout ce que tu représente à ses yeux, j'ai eu pitié d'elle tellement sa vision est déformée, tellement sa jalousie l'a rendue hideuse à l'intérieur! A cet instant j'ai même pensé reculer, je te l'avoue! Elle s'est punie elle-même en devenant ce qu'elle ne voulait surtout ne jamais devenir, toi... en bien pire!"

-"Ca veut dire quoi? Qu'est-ce que je suis donc? Vas-y dis le!"

Elle redevenait elle même, ses sous-entendus blessants la faisait remonter à la surface.

-"Pour moi, tu es toujours Nadine, celle qui m'a fait souffrir mille-morts en s'affichant avec d'autres, celle qui me snobait, celle qui était peut-être trop brillante pour moi, celle sur qui tout les regards se posaient, celle qui éclipsait toutes les autres. Et ça, Sophie ne te l'a jamais pardonné, Sophie ton faire-valoir, Sophie ton porte-sac, Sophie ton défouloir..."

-"Si ça ne lui convenait pas, expliques moi pourquoi elle est restée alors?"

-"Je vais pas te l'apprendre tout de même! Il y a celles qui attirent et celles qui retiennent! Toi tu n'as jamais su garder un homme! trop capricieuse, trop infernale, trop égoïste aussi! Sophie récoltait tes miettes, ramassant les débris et ça lui suffisait jusqu'au jour où elle a jeté son dévolu sur moi, comme les autres j'étais attiré par toi, et elle croyait pouvoir me récupérer à l'instant ou tu me quitterais, hélas je ne t'intéressais pas, comment faire alors pour m'avoir? Elle a tout essayé sans succès, alors puisqu'elle ne pouvait m'avoir, personne ne m'aurait! Voilà pourquoi dans son esprit il devenait nécessaire de m'éliminer! Et de ce jour elle t'en a voulu d'avoir dù le faire!"

-"C'est une malade?!!!"

-"Si on veut! Elle n'a jamais récidivé enfin je crois pas."

-"Mais pourquoi m'a-t-elle accusée? Qu'elle soit malade de jalousie, je peux encore assimilé, mais pourquoi te raconter de tels bobards?"

-"Elle se venge, pendant des années elle a eu le poids de mon accident sur les épaules, elle t'a eue toi en face d'elle des années durant lui rappelant sans cesse son infériorité, cette fameuse soirée, oui elle se venge de toi. Elle veut que je t'élimine comme elle a fait jadis avec moi, d'une pierre deux coups, disculpée aux yeux du monde, toi seule coupable et moi en taule, plutôt bien vu, non?"

-"Oh mon dieu, mon dieu, mais c'est un monstre!"

-"Comment crois-tu que j'ai eu ton adresse? Ton E-mail? Ton emploi du temps?"

D'un coup lui revenait le fait qu'elle ne l'avait absolument pas dissuadée d'aller à ce rendez-vous, qu'elle ne l'avait pas mise en garde comme à son habitude, qu'elle se montrait discrète ce soir, aucun coup de téléphone convenu pour savoir si tout allait bien, vrai qu'elle était machiavélique!

Nadine tombait de haut et aucune branche pour se rattraper, elle chutait, chutait sans fin, la nausée arrivait accompagnée par son ami vertige, pas bien d'un coup, pas bien du tout.

Thomas la vit palir, ses yeux chavirer, il la fit se coucher sur le canapé les jambes relevées sur l'accoudoir, courut chercher un gant humide qui lui colla sans tendresse sur le front. Elle revenait doucement à elle, dans quel cauchemar se trouvait elle? Quand allait-il prendre fin?

-"Tu vas m'écouter tranquillement, le temps nous est compté, elle pense que c'est pour ce soir, alors on va l'exaucer! Tu vas faire ce que je te dis, tu vas pouvoir postuler aux césars de la meilleure actrice après cette nuit! Tu vas prendre ton téléphone, tu vas hurler, tu vas pleurer, tu vas bégayer, tu vas jouer le rôle de la pauvre fille qui s'est fait agresser violemment, tu vas lui dire entre deux sanglots que tu t'es défendue, que je suis tombé contre le coin du meuble là et que je ne bouges plus! Que tu ne sais pas si je suis mort, que tu as peur, qu'elle est la seule personne à pouvoir t'aider! t'as compris?"

Nadine hochait la tête à chaque ponctuation, puis il l'aida à se redresser, lui tendit son téléphone.

-"A toi maintenant!"

-"Qu'est-ce que tu vas lui faire?"

-"C'est pas ton affaire! Vas-y!"

-"Tu vas pas la tuer quand même?"

-"Appelles la!"

Péremptoire et sans appel, Thomas se raidissait, Nadine se répandait comme un flan trop vite démoulé, elle se mit à pleurer en regardant son portable, l'image représentant son interlocutrice s'affichait et elle pleurait.


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