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Nez à nez avec le passé... et ensuite...suite de Lenaïg

Thomas?... Bien vague, elle en connaissait plus d'un, un peu comme l'histoire de l'âne Martin, Thomas?...Thomas comment? Thomas qui faisait quoi de sa vie? Thomas copain de classe? Thomas aux yeux étranges? Elle faisait tourner en boucle dans son cerveau son prénom pour se l'approprier, se le remémorer, cherchant dans tous ses tiroirs d'où pouvait bien sortir ce fameux Thomas qui la connaissait si bien ou tout du moins en donnait-il l'impression?

Elle s'ébroua pour se sortir de cette torpeur qui l'envahissait, il lui tendit son verre plein, fit un petit signe de tête en levant le sien.

-"A ta perte de mémoire donc!"

Fit-il en portant la coupe à ses lèvres, Nadine bu à son tour, elle soutenait son regard, il eut un soupir, peut-être de l'exaspération? Peut-être le début d'un aveu?

-"Si on s'asseyait?"

Il lui prit le bras pour l'entrainer sur le fauteuil, posa sa coupe sur la table. Nadine ne se reconnaissait plus, elle se laissait mener comme un automate, elle aurait aimé lui demander un tas de chose, mais quelque chose la retenait, pas de la timidité en tout cas, non c'était autre chose... La crainte surement, la crainte d'en apprendre plus qu'elle ne le voudrait, c'était cela en fait! Oui plus l'heure tournait, plus les doutes s'installaient, il ne faisait rien pour la rassurer, chacun de ses gestes ou paroles ne faisaient que l'enfoncer encore plus sur terrain dont elle ne connaissait ni la composition ni le périmètre, peut-être était-ce un champ de mines, un sable-mouvant, un désert brûlant, elle n'en savait rien et l'incertitude n'était pas son sentiment préféré.

 

Elle se serait souvenu si il avait été un de ses amants de passage, elle les énumérait mentalement, cherchant dans son catalogue intime, non, avec ses yeux là elle n'aurait pu l'oublier, non il n'avait jamais dormi entre ses bras, un léger parfum de déjà vu, peut-être un flirt dans son adolescence et encore, non! elle se les rappelait tous, il n'y en eu pas tant quand même... Il fallait qu'elle sache, le champagne aidant tout se brouillait à prèsent, et puisqu'il n'avait jamais caressé sa peau, peut-être ce soir le ferait-il? Pourquoi pas?...

 

-"Dis moi Thomas..." Elle bu encore une gorgée pour se donner le courage qui lui manquait." Tu as l'air de bien me connaitre, je suis désolée mais moi je ne peux pas en dire autant de toi, éclaires moi s'il te plait!"

-"Mais avec plaisir Nadine!"

Il s'enfonça dans son fauteuil, pencha la tête sur le côté en caressant doucement l'accoudoir, une pensée fugitive mais tenace surprit Nadine, cette chevalière lui rappelait un épisode de sa jeunesse, elle cherchait juste à quelle occasion, oui, maintenant des bribes remontaient et elle sentait que ce retour en arrière n'allait pas être plaisant.

Pour le retenir, pour l'empêcher de trop en dire tout de suite, elle posa sa main sur la sienne.

Surpris il se tut fixant cette main intrusive, fronçant les sourcils, visiblement il n'aimait guère ce rapprochement, il serrait les mâchoires.

-"Nadine, je crois que..."

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase déjà elle avait ses lèvres sur les siennes, il fallait qu'il se taise et quoi de mieux pour se faire qu'un baiser.

Ses lèvres eurent du mal à s'entrouvrir, elle usa de tout son savoir-faire pour qu'il accepte ce baiser, elle glissait sa main jusqu'à sa nuque le forçant ainsi à rester sur sa bouche, malgré sa réticence, il ne cherchait pas à s'échapper, il n'allait pas jusqu'à l'étreindre mais il ne refusait plus son intrusion.

 

C'était bien la première fois qu'elle devait s'investir à ce point là, généralement c'est elle que l'on assaillait, la sensation était loin d'être déplaisante.

Elle y prenait goût même, il ne fallait surtout pas qu'il reprenne son souffle, qu'il puisse parler, elle n'avait nullement envie d'entendre quoi que ce soit, où alors des soupirs. Sans le lâcher des lèvres elle se glissa plus près de lui, aucun geste pour l'encourager, ses mains n'avaient pas quittés les accoudoirs, sans aucune gêne elle s'assit à califourchon sur ses genoux, les yeux dans les yeux, aucun des deux ne cillait.

Etrangement plus elle l'embrassait, plus sa langue se faisait aventureuse, plus ses mains découvraient sa peau, plus il restait atone, se laissant envahir, plus elle en avait envie.

Le souffle lui manquait mais elle ne voulait surtout pas que ça s'arrête, elle déboutonna lentement sa chemise s'immiscant sur son torse, sa bouche suivit le même chemin, il eut un soupir au moment où elle lacha ses lèvres.

-"Arrêtes Nadine!"

Le ton était sans appel mais elle outrepasserait son ordre, elle plaqua sa main sur sa bouche,qu'il se taise, qu'il la laisse faire bon sang!


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Lenaïg Boudig 04/08/2011 09:32



Yeux vairon, comme ... David Bowie ! Excellent, Qu'importe (j'allais écrire Nadine, hi hi !). On avance, on avance, en tout cas Nadine prend l'initiative, mais pourquoi cette réticence de Thomas
? Je me fais une idée, mais je la garde pour moi, je préfère lire ce qui va être la suite de la suite de la suite ! Je vais faire un billet sur mon blog, demain peut-être, pour te faire ma p'tite
pub, nom de nom, je suis sûre que d'autres lectrices, et même lecteurs, suivraient ces suites avec plaisir !



Qu'importe 04/08/2011 18:07



Merci Lenaïg, si tu veux m'appeler Nadine c'est pas un problème, gentil de faire de la pub , je concocte la suite de la suite.


Pour David Bowie je crois plutôt qu'il a une pupille dilatée suite à un traumatisme mais je ne me souviens plus très bien...